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la peinture corporelle et intuitive, l’encre du sentiment.

Article invité écrit par Elina du site A corps&être.

Je suis très heureuse de vous proposer un article écrit par mon amie Elina.
C’est un article un peu différent de ce que je vous propose habituellement, il parle toujours de créativité et de bien-être mais sous une toute autre forme, la peinture corporelle. Toujours en lien avec le dessin qui apporte bien-être, réconfort et énergie.
Élina propose des massages bien-être, j’ai testé, ils sont fantastiques. Elle a crée un nouveau type de soins qui s’appelle « l’encre du sentiment ».
« La re-connexion à son corps et ses émotions par le biais de la peinture corporelle © »
J’adore ce concept.
Ce qui m’intéresse ici, c’est ce mélange de créativité sur le corps, la peinture avec un pinceau et de l’encre pour créer un dessin éphémère, intuitif et en lien direct avec le blocage de la personne. Et ainsi permettre la libération des blocages du corps. Grace à la peinture corporelle,  Élina se connecte à la personne afin de créer un lien entre l’inconscient de la personne et son corps. Pour rendre le mal-être intérieur visible et permettre sa libération. Cette pratique permet aussi d’apprivoiser une partie de son corps que l’on n’aime pas, ses cuisses, son ventre…. voir cette partie de notre corps sous une autre perspective et pouvoir la redécouvrir et l’apprécier.
Je trouve son concept de massage et découverte de soi même très intéressant.
Je vous laisse en sa compagnie.

 

 

L’encre du Sentiment

ou comment le corps devient conteur de son histoire

Le dessin apaise lorsque l’esprit se libère de ses pensées tournoyantes pour n’habiter plus que l’instant, le geste, le trait. Exister dans l’instant présent permet de prendre du recul sur le reste de la vie, passée ou future, nous gagnons en sérénité, nous vivons un moment privilégié dans la créativité.

Dessiner sur la peau permet aussi d’habiter le corps autrement. Le geste se met à suivre la respiration, on (re)devient conscient que l’ensemble du corps bouge au rythme des inspirations et des expirations. La conscience se porte sur le souffle. Puis sur la courbe de la peau, que le trait souligne, suit et effleure. Les pleins et les creux deviennent un espace de jeu, où le pinceau s’enroule, s’appuie ou s’élève. Les volumes changent, de « trop quelque chose » ou « pas assez autre chose », ils deviennent un potentiel d’exploration, des surfaces vierges à recouvrir de formes, de couleurs, sur lesquels nous pouvons raconter des histoires. D’autant plus que le corps en a, lui aussi, des histoires à raconter. Les aventures qu’il a vécues, les choses qu’il a apprises, les leçons, pas toujours douces, qu’il en a tiré. En lui offrant de la peinture avec laquelle tracer son récit, il peut lui aussi se mettre à jouer avec nous, témoin de notre vie ; il devient conteur le temps de quelques heures.

Vivre le dessin en tant que support

Le tracé du dessin sur la peau offre une expérience sensitive de la forme : le glissé du pinceau, la traînée humide de l’encre avant qu’elle ne sèche, c’est à la fois une concentration de sensations en un endroit précis du corps et le souvenir de jeux d’enfants, quand un camarade dessinait des lettres dans notre dos avec un doigt et qu’on devait deviner le mot écrit.


On se laisse vivre le rythme du trait, le déplacement du pinceau sur la peau. On découvre ou devine ce qui émerge au fil de l’encre.
Ressentir son corps grâce au dessin
Le dessin qui s’étale sur le corps réveille les sensations au fur à mesure qu’il avance dans son cheminement : en même temps que le dessin apparaît, c’est la peau sur laquelle il s’étale qui s’éveille à la sensation de l’encre qui la recouvre. Comme un explorateur qui découvre de nouvelles terres au fil de son avancée, nous redécouvrons de nouvelles sensations, millimètre par millimètre. Le peau est sollicitée, le corps se réveille, on prend conscience de son existence à cet endroit spécifique. Le temps s’étale en même temps que le trait et ouvre une parenthèse de présence à soi, à ses émotions, à son histoire, c’est un moment où le dialogue avec soi même peut prendre place.

Découvrir le résultat

La beauté réside dans l’oeil de celui qui regarde, dit le dicton. De la même manière, le sens que prennent les dessins réside dans l’histoire et le vécu de celui qui les porte et les découvre. Lorsque l’art est intuitif et qu’aucune forme n’est pré-décidée, ce qui se trace est guidé par le ressenti de l’artiste de ce qu’émane le support, la personne peinte. Et ce dessin ne prend son sens que lorsqu’il est intégré dans l’histoire de vie du corps qui a été peint. Les processus de transformation, d’évolution intérieure, qui ont lieu en nous tout au long de notre vie, se déroulent à notre insu, jusqu’au moment où ils sont assez aboutis et que nous sommes prêts à les recevoir, les voir, les reconnaître. Là, le déclic a lieu pour unifier ce que nous étions avec ce que nous sommes devenus. Sans nous en rendre compte, nous changeons tout au long de notre vie, de petites transformations qui passent inaperçues tant qu’on ne se penche pas dessus.


Le dessin corporel, en dehors de son aspect esthétique et de la réappropriation de notre territoire corporel qu’il permet, est aussi un outil de communication entre, d’une part notre inconscient, notre vécu, notre histoire émotionnelle et le processus d’évolution constant qui travaille en nous, et d’autre part notre être conscient, qui n’absorbe les transformations qu’une fois abouties en un élément complet et identifiable, notre capacité à mettre des mots sur des sentiments et des expériences vécus. C’est un outil de discussion entre nos mondes souterrains, immergés et nos mondes conscients en surface.

Intégrer et passer à autre chose

Avoir un moment privilégié pour vivre ce dessin corporel, c’est aussi avoir un rendez- vous avec soi et pour soi. Un moment de présence à soi-même où on peut intégrer le message du corps, des sentiments ou du vécu, l’accueillir, lui trouver une place en soi pour l’intégrer en nous.
L’autre grand intérêt du dessin, c’est qu’il est éphémère. Nous pouvons nous réunir avec une partie de nous et ne plus avoir besoin du dessin ensuite. Ou dire adieu à une partie de notre vie qui ne nous correspond plus, dont nous n’avons plus besoin et ainsi tourner la page..
C’est ça aussi, le dessin : mettre en dehors de soi ce qui se passe à l’intérieur. Nous pouvons froisser, jeter, enterrer, brûler un papier, détruire ce qu’on a sorti de nous si nous avons besoin de nous en débarrasser, de la même manière nous pouvons laver un dessin fait sur peau. Le frotter au savon, le regarder couler sous la douche, lui dire adieu et nous en « laver les mains ».

« Faire peau neuve »

Cette expression est toute indiquée au dessin corporel : laver l’ancienne peau, porteuse d’un dessin chargé de sens, laisse une peau à nouveau vide, un espace vierge

sur lequel nous pouvons tracer notre nouvelle vie, un nouveau départ si nous en avons besoin. La peau permet un renouveau permanent de dessins, tant qu’ils ne pénètrent pas dans la peau. Là seulement, ils deviennent tatouages, permanents, intégrés à la surface de notre monde intérieur.

 

 

Qu’en pensez-vous ?

Je suis certaine que cet article vous aura intéressé et donné envie de tester ce surprenant massage. Elina vous propose son massage sur son site, il vous suffit de prendre rendez vous, c’est à Ruy en Isère.

Régulièrement je vous proposerais de magnifiques articles invités avec des personnes passionnantes, toujours sur le thème de la création, la créativité et le bien être.

Si vous avez des idées d’articles à me proposer, n’hésitez pas à m’envoyer vos suggestions.

Créativement votre.

Avec tout mon coeur.

Virginie

 

Virginie Vezie
 

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